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MEMOIRE DES RANDONNEURS |
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VALLEE DE LA SOULE |
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Hunki jin xiberoan !
Bienvenue en Soule
Pour le week-end Ascension 2007, le « Mille Pattes » s’est rendu en Haute Soule, hébergé en ½ pension, au gîte de groupe « Le saison » de Licq-Atherey.
La Soule est la province du Pays Basque la plus à l’est, qui marque la liaison avec le Béarn. La Haute Soule (Basaburia) est une région de montagnes (pic d Orhy à 2017 m), déchirée par de fantastiques canyons ( Holzarté, Kakouetta…) au pied de pâturages où la transhumance est toujours pratiquée. On peut découvrir aussi de magnifiques forêts, telles celle d’Iraty. Les traditions y sont bien marquées : danses souletines, pastorales, mascarades, jeu de rebot…



Mercredi 16 mai :
Dans l’après midi, les premiers MillePattistes arrivent et s’installent au gîte.
Lalbenque, Toulouse, Tarbes, Pau, Oloron, Tardets, Licq !
La route est longue…
Le gîte se trouve à 200m d’un pont qui enjambe le gave
Le Saison, juste après le fronton.
Aux alentours, le célèbre Chapeau du Gendarme (ou montagne Lexantzûmendi).
Sa forme de bicorne ressemble à la coiffe des gendarmes du 19è siècle.
Jeudi 17 mai :
1ère mise en jambes de la matinée. Le temps est gris,
juste quelques gouttes de pluie. Le chapeau du Gendarme attend ses 13
courageux randonneurs : 4km de balade, 320m de dénivelé, départ au pied du
gîte ; dès le portail métallique franchi, le sentier monte sur une pente
herbeuse, assez raide, puis entre les buis, jusqu’à une table d’orientation.

Des vaches « acrobates » profitent de l’herbe tendre.
Du souffle, de bons mollets et le sommet est atteint,
le ciel se dégage, belle vue sur les environs.
La descente se fait sur l’autre versant.


De belles grimpettes jusqu’au col de Baraizaga,
au milieu des fougères et des tapis de fleurs jaunes, mauves, blanches. Un
bain de verdure. Une pluie intermittente puis plus soutenue nous rejoint en
fin de balade.
La chaleur du gîte nous réconforte, et la soirée apéro, repas, rigolade,
encore plus.








Le soleil est au rendez-vous, il faut en profiter ! Au programme
aujourd’hui : les cromlechs d’Occabé, 13 km de balade sur les hauteurs de la
forêt d’Iraty (la plus vaste forêt de feuillus d’Europe).




En voiture, nous partons vers Larrau, puis Iraty. Petite route de montagne, traversée par du bétail (attention dans les virages !), agréable pour ceux qui ne sont pas au volant.
Parking près d’un petit barrage, non loin du chalet Pedro.
De la route D301 (qui rejoint St Jean-Pied-de-Port) nous montons à gauche par un chemin de terre qui devient caillouteux, et qui s’élève en serpentant, à flanc, dans la forêt d’Iraty ; balisage blanc-rouge puis jaune-bleu.






L’ascension continue. En passant à droite de l’Occabé,
750 m vers le nord, le site des cromlechs apparaît, une des
nécropoles
préhistoriques majeures des Pyrénées. Des pierres, placées en cercle,
s’alignent par dizaine.
Nous improvisons une ronde celtique autour de ces
cailloux. La brume se lève, un petit vent souffle, ça y est,
nous sommes en
Irlande !
Nous faisons demi tour, par le sud , contournons le sommet d’Occabé, et en
haut du bois de Nequecharre, le
balisage ayant disparu, nous gravissons la
pente, tels des « dahus ». La vue est imprenable !
En redescendant à flanc, nous rencontrons de magnifiques rochers aux formes
diverses et retrouvons la bifurcation
avec le GR10.
Nous retrouvons la hêtraie, et c’est le retour vers le parking.
Le soleil nous a donné de belles couleurs, l’effort
aussi. Satisfaits par cette balade nous rentrons de bon cœur au gîte.
Seule petite ombre au tableau, Alan, notre président, attaqué par de
méchants microbes, la veille du départ pour ce week-end, ne pourra pas nous
rejoindre.
Vers 1300 m, au croisement avec le GR10, nous faisons une halte pour le pique nique, face au sommet d’Occabé. Rochers et troncs d’arbre couchés servent de mobilier.
Bien restaurés, les plus sportifs reprennent leur chemin .Les autres redescendent vers le point de départ, en suivant le GR.


Samedi 19
mai :
Une petite pluie fine nous réveille. Le ciel est chargé, la brume enveloppe
les sommets.




Nous tentons quand même un départ vers les gorges d’Holzarte. La pluie s’accélère, c’est la poisse ! Dépités, à l’abri des voitures, nous décidons d’annuler la balade. Seuls 5 courageux (et bravo pour eux) se lancent à l’assaut du mauvais temps, volontaires pour la grande boucle, 3h1/2 de marche…
Tête basse, nous rentrons au gîte. Certains choisissent de partir, en voiture, vers Ahusquy (au dessus de Tardets), voir le départ des transhumances, quelques animations sont organisées : messe avec chants basques, danses…
13H – pique nique au gîte. La pluie se calme, le ciel
se dégage. Super, nous repartons vers Holzarte, ravis de pouvoir
aller enfin
la découvrir…: la passerelle !
Nous croisons sur la route nos 5 intrépides, contents, trempés jusqu’aux os, les godasses couvertes de boue !
En une heure de marche, dans les gorges si belles, nous grimpons lentement sur le sentier empierré, évitant les glissades!

La traversée, tant attendue, de la passerelle, est chargée d’émotion pour certains. Sur le pont d’Holzarte, à 150m au-dessus du vide, pas question de danser en rond, ni à l’aller, ni au retour. Ca tangue…










Et la dernière soirée au gîte arrive : l’apéro du président est chaleureusement apprécié. La présence et le discours d’Alan nous manquent quand même !
Repas, soirée belote bien animée…tout va bien !





Dimanche 20
mai :
le ciel est toujours gris. Le départ approche.
Certains rentrent au bercail directement, d’autres profitent encore de la
matinée pour une dernière balade : le chapeau du gendarme, sur place, ou les
« Allées de Chênes » au-dessus d’Etchebar.
Encore un beau week-end réussi…Merci à tous et à la prochaine !!