VOYAGE
AU CAP-VERT

CHRISTINE ET MICHEL

 

 

 

 

 

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Cratère de Cova et Vallée de Paul

Distance ou dénivelé 300 m de dénivelé à la montée, 700m de dénivelé à la descente
Temps 4h05 de marche environ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cratère de Cova est situé en altitude, sur la partie Nord-Est de l'île de Santo
Antao. Cette situation géographique lui permet de bénéficier (ainsi qu'aux vallées
adjacentes) de l'humidité amenée par le vent de nord-est; l'air remontant les flancs
de la montagne de la vallée de Paul secondense, forme des nuages qui se
déversent sous forme de pluie, de bruine ainsi que par condensation sur les feuilles
des arbres ...... jusque dans le cratère de Cova. On remarque d'ailleurs le changement de végétation entre le versant sud de l'île et l'approche du cratère.

 

 

 

 

 

 

 

  

Le rôle de "réservoir" du cratère et la terre volcanique qui le compose (riche en éléments minéraux) permettent une agriculture variée : patates douces, choux, vigne, maïs, "feijao" (haricots divers), poireaux et autres arbres fruitiers (manguiers .....), ainsi qu'un peu d'élevage (vaches, chèvres).

L'agriculture est la principale source de revenus de l'île (le grogue en faisant partie!), mais elle ne permet pas pour autant l'autosuffisance alimentaire de ces vallées.

                

Vallée de Paul

Comme son nom l'indique, Paul est une vallée luxuriante pourvoyeur de produits agricoles pour les autres îles. C'est aussi le domaine agricole le plus vaste et le plus productif.

On y cultive de la canne à sucre pour la fabrication du fameux "grogue", des plantes et fruits exotiques, mais surtout des légumes en tout genre comme le mais, le manioc, la patate douce, les pois d'angols etc.. Bref de quoi alimenter les étals des marchés de l'archipel tout entier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Grogue de
               Santo Antao

S. Antao est réputée pour
son grogue qui est le
meilleur de tout le pays.
Il faut savoir qu'au
Cap-Vert tout le monde
distille, mais attention, parfois des agriculteurs sans scrupule distillent du sucre et se servent d'huile frelatée pour la fermentation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si le trapiche que vous rencontrez au détour d'un chemin n'est pas entouré de champs de canne, il vaut mieux éviter de goûter le breuvage que l'on vous proposera.
C'est l'Administration qui fixe les dates de début et de fin de saison, justement afin d'éviter que certains ne distillent du sucre. A San Antao, il n'y a aucun risque. La canne croît partout le long des ribeiras. Ces champs de canne appartiennent souvent à de grands propriétaires terriens qui parfois ne vivent même pas à Santo Antao.

Le trapiche est une machine
rudimentaire, faite à la main.
Il est constitué de 3 cylindres
d'acier qui tournent en mouvement
inverse et qui sont actionnés par
les rotations d'une paire de bœufs
ou de mules. La force des animaux est transmise aux cylindres grâce à un levier en bois de tamarinier, de forme légèrement arquée, que l'on appelle dans certaines régions "almanjarra" et à un système d'engrenages. Deux hommes sont assis l'un près de l'autre sur le banc du trapiche ; leur travail est de faire passer la canne entre les cylindres qui la broient, libérant le sirop qui est récupéré dans un tube par un canal appelé cubre. A partir du sirop, on fabrique l'eau de vie ou le miel. Les animaux qui actionnent le trapiche sont guidés par un homme appelé "Kolador di boi". C'est à l'époque du "trapiche" qu'on peut entendre partout à S. Antao "kola boi", l'une des chansons de travail les plus populaires de l'île, qui se chante toujours aujourd'hui. Cette chanson très mélancolique, est émouvante. Parfois on voit des larmes dans les yeux des bœufs qui tournent inlassablement au rythme de ce chant... certains affirment que c'est la tristesse de cette mélopée qui s'exprime ainsi. Les thèmes abordés dans ce genre de chanson sont toujours liés aux difficiles conditions de vie. Quelquefois le propriétaire du trapiche néglige de donner à boire aux travailleurs, il est alors rappelé discrètement à l'ordre par l'un des couplets de la chanson, et une tournée de grogue vient alors réconforter les ouvriers.