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VISITE ET CURIOSITES
DU LOT |
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GARIOTTES ET PIGEONNIERS
A découvrir aux détours des chemins |
Pigeonniers dans le Quercy
Les causses du Lot, royaume
de la pierre, sont aussi celui de l'architecture de la pierre sèche.
On y découvre des petites constructions de pierre sèche. Il semble que le
terme le plus ancien utilisé soit celui de cazelle (caselà) ou caselle
employé plus spécifiquement au Nord de la vallée du Lot et sur le causse de
Gramat.
Celui de gariotte, même s'il est le plus prisé, n'est utilisé que dans les
alentours de Cahors.
Ces constructions
sont faites sans mortier, les moellons sont des pierres utilisées brutes,
non taillées ou légèrement dégrossies, dans tous les cas, un calage de
petites pierres est nécessaire afin d'éviter les effets de tassement. Il n'y
a pas de charpente dans la cazelle, l'encorbellement est le principe de
construction qui permet de couvrir un espace sans l'aide d'une charpente.
Chaque assise en pierre est posée en saillie de la précédente, chaque pierre
est un corbeau, l'ensemble s'appelle un encorbellement.
Ces constructions avaient
en tous les cas la fonction commune d'abriter le berger des intempéries, de
ranger les outils agricoles, de soustraire au soleil les boissons et les
provisions pour la pause du midi, de servir de lieu de repos pour le paysan
ou le vigneron harassé par la pénible besogne des champs ou de la vigne.
Elles sont construites dans les lieux les plus divers et si l'on en trouve
parfois à côté des maisons, le plus souvent elles sont isolées dans les
champs, les vignes, les pacages ou les bois. Elles sont orientées
généralement entre le sud et l'est.
Ce
pays où la lumière, les couleurs, l’accent sentent le midi, c’est l’ancienne
province du Quercy, aujourd’hui, Département du Lot.
Secret, il s’agit de
palais souterrains.
Modeste, il est fait
de gariottes et pigeonniers.
Grandiose, il prend la forme de châteaux et de cités médiévales trônant sur
les plus hauts promontoires, tels Rocamadour ou St-Cirq-Lapopie ou de villes
lovées dans une boucle des rivières Lot, Célé ou Dordogne telles Cahors,
Figeac ou Souillac.
Autrefois, c'était un signe de richesse
et de prospérité. La présence des pigeonniers est liée aux cultures
céréalières.
Sous la Révolution, de
nombreux pigeonniers furent détruits, d'autres furent abandonnés.
Longtemps, le droit d'avoir un
pigeonnier fut réservé aux nobles ou à des riches propriétaires ayant assez
de terres pour nourrir ces oiseaux voraces.
Certains agriculteurs construisaient leur pigeonnier à la limite de leur
propriété pour que les pigeons aillent manger chez le voisin.
Ce droit féodal a été aboli sous la Révolution.
Tout le monde pouvait élever des pigeons (à condition que ceux-ci restent au
colombier ou soient enfermés dans des volières).
Toutes ces belles constructions qui font la beauté de notre paysage rural ne
furent plus entretenues et tombèrent souvent en ruine avec l'apparition des
engrais chimiques.