VISITE ET CURIOSITES
DU LOT

MOULIN DU QUERCY
Souvenir d'une époque

 

                                                       HISTORIQUE

Ils se comptaient par milliers le long des rivières, sur les collines dominant l’horizon, symboles d’activité et d’ingéniosité.

Les moulins font toujours partie de nos paysages et leur origine est si ancienne qu’elle reste obscure, liée aux mythes et aux légendes. On sait seulement qu’elle remonte à l’invention de la meule, pièce circulaire garnie de stries propre à écraser le grain manuellement. Construits en bois dans les régions forestières, en pierre ou en brique ailleurs, ce sont d’admirables témoins de notre esprit inventif pour utiliser les énergies naturelles gratuites, la force de l’eau puis celle du vent. Ils ont été la base de l’économie artisanale, c’est pourquoi la civilisation du moulin a duré plusieurs siècles. On pense aux farines (blé, maïs, sarrasin), aux huiles (olive, lin), aux draps (laine, coton, chanvre), au papier. Leurs usages étaient en réalité très larges : le moulin broyait les baliveaux de chêne pour le tannage des peaux, actionnait le marteau des forges, les scieries, affûtait les couteaux…

La liberté pour les moulins

La Révolution de 1789 abolira le contraignant droit d’eau et de vent et une multitude de moulins vont partout se construire… L’État sera obligé d’imposer à nouveau un certain nombre de règles pour éviter les querelles et les nombreux procès.

Les guerres et les catastrophes naturelles vont en détruire un grand nombre. Des meuniers furent même soupçonnés d’espionnage, le moulin à vent aux voiles blanches ou rouges étant accusé d’être un observatoire où la position des ailes devait renseigner sur la position des armées… quand ce n’était pas simplement un point de repère pour les tirs d’artillerie ! Bien des batailles se sont déroulées au pied des moulins, ainsi celle d’Hondschoote en 1793, au pied du moulin Spinnewyn. Au Mont des Alouettes, colline historique de la Vendée militaire, huit moulins servaient de télégraphe optique aux combattants.

L’électricité va leur donner le coup de grâce ; ceux restant en activité vont perdre leur rôle économique puis devenir « objets de mémoire », une façon de revivre tout doucement. De nombreux moulins sont, en dehors de l’habitat privé, des points d’attraction importants (routes touristiques, hôtels et restaurants de charme, centres de démonstration et musées ruraux).

La force de l’eau

Puissants, coûteux à construire au creux de leurs vallées, on comprend qu’ils aient été longtemps fortifiés et liés à l’expansion des communautés religieuses, en particulier celle des Cisterciens.

Ils jalonnaient les fleuves, les rivières et même les petits ruisseaux. L’eau était amenée par un bief naturel ou artificiel, qui faisait l’objet de soins constants, puis retenue par un barrage.

Il suffisait d’ouvrir une vanne pour créer une chute d’eau qui entraînait une roue horizontale ou verticale. Un arbre en fer communiquait le mouvement à une meule concave qui dans un mouvement de rotation broyait le grain sur une meule convexe fixe, appelée « gisante ». Les meules de La Ferté-sous - Jouarre (77) étaient exportées dans le monde entier (un colloque international y est prévu sur le sujet du 16 au 19 mai prochain).

Les moulins-bateaux

C’est à partir du XVIIe siècle qu’ils se sont multipliés. L’idée était bonne : l’eau de la rivière actionnait directement la roue à aubes faisant tourner la meule. Il y avait souvent deux bateaux couplés de deux tailles différentes dont le plus large portait le mécanisme du moulin, la roue à aubes se trouvant au milieu. Ces bâtiments étaient fragiles : un joli bateau de ce type a été construit sur le Lot à grands frais, mais cette reconstitution créa beaucoup de souci car une crue de la rivière l’envoya à deux reprises par le
fond !

Les moulins à marée

Ils portent aussi le joli nom de « moulins à eau bleue » et les côtes bretonnes avec leurs si nombreux golfes et anses qui rythment les rivages, leur ont été propices dès l’an mille.
Ce sont de solides bâtisses de pierre aux toits d’ardoises reposant sur une digue artificielle pourvue de vannes qui barrent un étang naturel.

Lorsque la mer monte, le bassin se remplit et à la marée suivante le flux s’inverse et entraîne la roue située soit dans l’enceinte du moulin, soit à l’extérieur. Le moulin à mer du Birlot dans l’île bretonne de Bréhat est le meilleur exemple d’une restauration à l’identique.

La magie du vent

Partout où le vent souffle avec une certaine régularité et une certaine puissance, on pouvait asseoir un moulin à vent. Ce serait les croisés qui auraient rapporté le principe d’Orient où l’eau est plus rare. Les plus courants sont les moulins tours que l’on trouve en Bretagne, en Vendée, en Quercy, en Poitou, en Aquitaine, dans le Lauragais et en Provence ; les moulins sur pivot se trouvent en Beauce et en Flandre, et le gracieux cavier sur son cône de pierre en Anjou. Le choix des sites n’était jamais aléatoire. Ils étaient en général bâtis un peu à l’écart des agglomérations urbaines ou rurales.

Pour fonctionner, leurs ailes devaient être impérativement face au vent ; la perche ou « queue » leur permettait d’ajuster la bonne position. Il resterait aujourd’hui environ 3000 moulins à vent pour 10.000 moulins à eau.
Parmi eux, peu de meuniers en activité, mais combien de propriétaires heureux !

La grande fête des Moulins

Qui a parlé de la fin des moulins ? Certes, beaucoup ont disparu à la fin du XIXe siècle au moment du passage à la minoterie à cylindres, mais on doit en grande partie à la Fédération française des Amis des Moulins leur renaissance dans toutes les régions françaises. Un vaste travail de recensement, de sauvegarde, de restauration et d’histoire des savoir-faire est mené par des passionnés dans les sections locales des amis des moulins.

Depuis plusieurs années, une « journée des Moulins » a lieu au mois de juin dans le cadre d’une vaste célébration du patrimoine de Pays. Plusieurs centaines de moulins sont ouverts au public et certains reçoivent jusqu’à 1 000 personnes. Dans toute la France, les propriétaires et les associations locales se mobilisent : visites guidées, démonstrations de fonctionnement, dégustations de pains et de gâteaux fabriqués sur place, vente de produits locaux de grande qualité. Des concerts sont même proposés dans de beaux sites. C’est l’occasion de découvrir aussi des activités insoupçonnées comme la fabrication de papier à la main.

Qui l’eut cru, l’un d’entre eux, celui de Brousses-et-Vivaret dans l’Aude, utilise la cellulose extraite du pur crottin des éléphants de la réserve de Sigean ? L’exploitation remonte à 1994 et divers papiers sont produits, des plus bruts aux plus fins, comme le fameux papier bible.

Pour en savoir plus sur les moulins :
                              
FFAM, 13, rue Villot, 75012 Paris ; e-mail : ffamoulins@aol.com .       
 

             MOULIN DE L'ALZOU A GRAMAT

Construit au Moyen Age dans la vallée sauvage et pittoresque de l'Alzou près de Gramat. Vous y découvrirez le moulin à eau avec trois paires de meules en cours de restauration.

Vitrine de la région, un parcours découverte, sur 10 hectares, présente le début d'un jardin botanique avec la conservation des variétés anciennes d'arbres fruitiers et de rosiers ainsi qu'un conservatoire de chevaux de trait. Des bâtiments offrent des expositions, des salles de réunion pour les fêtes de famille, séminaires, stages, etc..
 
SITE DU MOULIN DU SAUT

Ce moulin appartenait à la baronnie de Gramat en 1577 et a été reconstruit en 1737. Il a une situation pittoresque, construit à flanc de rocher dans le lit même de l'Alzou. Il domine le point le plus étroit que le ruisseau franchit en cascade (de 10 m). Il est traversé par le GR 6 entre Gramat et Rocamadour. L'Association des amis du moulin du Saut et de la vallée de l'Alzou œuvre à la conservation du moulin, à la protection du site et veille sur l'environnement proche.

MOULIN DE COUGNAGUET (Fortifié et écrasant)

Ce moulin à eau situé au bord de l’Ouysse, dans un canyon encore sauvage, fut construit au 13e siècle par des moines cisterciens qui le fortifièrent. Ses quatre paires de meules à grains actionnées chacune par un rouet horizontal à cuve recevaient une force de neuf chevaux, celle-ci lui conférant une grande capacité de production. Pour preuve, en l’espace de dix heures, les meules pouvaient écraser jusqu’à trois tonnes de grains.

Classé Monument Historique en 1959, ce moulin fortifié est aujourd’hui un musée bien vivant qui vaut une longue visite.

LE MOULIN DE LA MASSE AUX JAUNIES

Le moulin se situe à 1 km du village, sur la route de Castelfranc. Il est attesté en 1210 comme appartenant aux Dames religieuses des Junies.
Le 25 décembre 1659, celles-ci le confient à Louis Labrosse, meunier natif de Saint Martin de Gaudrennes. Le 13 février 1791, le moulin, mis à prix 2600 livres est adjugé pour 4850 livres, à un certain Salines.
Le moulin appartient ensuite à trois générations de Roques avant de passer à un Pezet et à Gabriel Caunesil, le grand-père de l'actuel propriétaire.
Les propriétaires n'ont jamais exploité le moulin et l'ont toujours confié à un meunier.
Quand Marc Caunesil a repris le moulin 80 ans plus tard, il était dans un triste état, ayant arrêté de fonctionner en 1910.
La rivière, la Masse, fournit l'énergie à deux rouets métalliques qui actionnent chacun une paire de meules de 1,50 m de diamètre.
Certaines meules sont en calcaire, les dormantes ; les tournantes sont en pierre de silex de Dome venant de Dordogne.
Les rouets ont été entièrement refaits : la crapaudine a été remplacée par un roulement à billes conique étanche reposant sur une pièce support en inox.
Les archures des meules et leurs trémies sont également neuves ainsi que la bluterie, encore alimentée à bras en attendant une vis sans fin.
Les travaux ont commencé en 1990.
La première paire de meules a tourné à Pâques 2004 pour la première fois, la seconde paire de meules le 20 octobre 2004, pour l'inauguration à laquelle 100 personnes ont participé.
 

       

LE MOULIN DE PUY LAUNAY

Le moulin de Puy Launay au pied de Saint-Cirq Lapopie, construit à un emplacement stratégique, dont le riche passé remonte au Moyen Age. La force motrice était utilisée pour alimenter un atelier de fabrication de sabots et aujourd’hui les meules restaurées permettent de produire de la farine.

Le bief du moulin de Puy Launay sur un affluent du Célé, près de
Figeac (Lot), devenu restaurant.                                            
                                                                                                                     

LE MOULIN DE LACOMTE (Carlucet)

Ce moulin tour est situé sur une hauteur du Causse de Gramat.
Construit au 15e siècle, il fonctionna jusqu'en 1914. Il est le seul de la région à posséder deux paires de meules.
Il a été restauré en 1992 et ouvert à la visite.
Renseignements au Syndicat d'Initiative de Rocamadour.
Tél : 05 65 33 22 00
 

            
      

 

MOULIN DE CASTELNAU-MONTRATIER

C'est devant la porte du moulin à vent que Dame Hélène de Castelnau fut reconnue seigneuresse du lieu et que lui furent présentés les privilèges, usages et coutumes de la ville de Castelnau- des- Vaux.

Il existait donc déjà un moulin à Castelnau au tout début du XV° siècle: il s'agit sans doute de celui qui se trouve sur le point culminant, c'est à dire l'actuel moulin de la Mairie.

 


MOULIN DE BOISSE (St Alauzie) 

Situé au coeur du Quercy Blanc, c'est un Monument Historique qui sert de référence. Il appartenait en 1699 à Henri Joseph de Salignac, seigneur de Boisse.

En parfait état de fonctionnement, il est doté d'un mécanisme qui peur moudre au gré du vent.  L'Association des amis du Moulin de Boisse et du Canton  en assure l'animation et les visites.

Renseignements: 
Mairie de St Alauzie: 05 65 31 86 23
                   MOULIN DE CIEURAC

Au bord du chemin d'accès au château, l'ancien moulin à vent seigneurial est daté de 1672.
Classé monument historique, sa machinerie est intacte et son toit tourne encore. Le toit pivotant surmonte la tonne, ce dispositif permet de placer les ailes face au vent dominant par l'intermédiaire de la queue.
 

MOULIN DU MAS DE LA BOSSE (Promilhanes)

Ce moulin tour équipé d'ailes à toiles, ailes larges typiques des moulins du Lot, a été construit en 1828.
Il fonctionna normalement jusqu'en 1914, puis pour les besoins de la famille du meunier jusqu'en 1932. De 1932 à 1934 une locomobile faisait fonctionner le moulin puis de 1935 à 1948 un moteur à gaz pauvre permis d'ajouter une meule au rez-de-chaussée. En 1941, le moulin perdit ses ailes.
De 1973 à 1983, l'ensemble du mécanisme fut restauré et le moulin fut remis au vent le 1er juillet 1984.
Ouvert un dimanche en juillet et en août et sur rendez-vous.
Tél : 05 65 31 72 71
 

        
             

MOULIN DE FLORESSAS EN QUERCY

Du moulin à vent qui broyait le grain des habitants, grands et petits, riches ou pauvres, et qui fournissait la farine pour le pain quotidien, il ne reste aujourd'hui que le corps de bâtiment, partiellement restauré, mais sans ces ailes.

 

MOULIN DE SAINT CHELS

Ce moulin est petit, pourvu d'ailes à toiles larges et d'une seule paire de meules, très rustique, avec sa maçonnerie à pierres vues et son toit pointu.

Le moulin-à-vent de Saint-Chels, soigneusement restauré et aménagé en gîte rural de caractère (Lot).

 

      
        

MOULIN DE SEYRIGNAC

Moulin à vent construit au XVe siècle, il a été acquis par M.Chambon en 1982. Remis au vent en 1989, il est le seul moulin en état de moudre en Haut Quercy. En 1992, M.Chambon a obtenu le 1er Prix René Fontaine, décerné par la Caisse Nationale des Monuments Historiques.

Vous pouvez le visiter en téléphonant au 05-65-34-48-32.

 

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