CAISSE A OUTIL
                                    DU RANDONNEUR

REPERAGE ET BALISAGE

 

 

 

 

LE BALISAGE

 

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Il existe une charte nationale de balisage  plus ou moins respectée selon les lieux. Il est bon de connaître les sigles qui vous permettrons de bien comprendre ce que vous devez faire pour suivre votre direction en particulier sur les GR.

 

Balisés en "blanc et rouge", les GR® sont principalement des sentiers linéaires (ex. : le GR® 20 qui traverse la Corse du nord au sud, le GR® 10 qui va de la Méditerranée à l'Atlantique en passant par les Pyrénées).
Au fil des années, un certain nombre de boucles sont venues s'ajouter, on les appelle les GR de Pays®, et pour les différencier, on les balise en "jaune et rouge". (Exemple : la ceinture verte de l'Ile de France, Tour du Morvan, les vallées cévenoles).
Les PR® (Promenade et Randonnée) proposent des itinéraires d'1 heure à 6 heures de marche et maillent tout le territoire. La palette des PR® répond à tous les goûts et à tous les niveaux. Ces itinéraires sont le plus souvent balisés d'un trait jaune. (Exemple : le Nord à pied, Le parc naturel régional du Lubéron à pied, le Var, ...).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BALISAGE PEDESTRE

Sentiers Balisage Cotation Continuité du Sentier Changement de direction Mauvaise direction Utilisation de balisage
GR10etGR7 Blanc/rouge Bande de 10X2 cm espacée de 1/2 cm

 

Balisage prioritaire
GR PAYS Jaune/Rouge IDEM   Ce balisage s'efface à la rencontre du GR10 et GR7
PR
Autres Sentiers
Jaune Bande de 10X2 cm   Sentiers locaux
Ce balisage s'efface à la rencontre d'un GR
Petite randonnée familiale en vallée Jaune Cercle de 6 cm de diamètre + numéro de l'itinéraire   Ce balisage s'efface à la rencontre d'un GR
(L'utilisation de ce balisage implique un support type flèche directionnelle)
BALISAGE EQUESTRE
EQUESTRE Orange Cercle de 6 cm de diamètre    Ce balisage s'efface à la rencontre d'un GR ou d'un PR
(L'utilisation de ce balisage implique un support type flèche directionnelle)
BALISAGE VTT
VTT Jaune + chiffre
couleur suivant difficulté

Noir: très dur
Rouge: difficile
Bleu: moyen
vert: facile
Cercle 3,5 cm
triangle 7 cm
     Ce balisage s'efface à la rencontre d'un GR ou d'un PR
(L'utilisation de ce balisage implique un support type flèche directionnelle) voir chartre fédération française de Cyclisme

 

 

       

Pour permettre la pratique et le développement de son activité, la FFRandonnée (Fédération Française de Randonnée) a créé elle-même son réseau : 60000 km de sentiers de Grande Randonnée (GR et GR de Pays) auxquels s'ajoutent 80000 km d'itinéraires de Promenade et Randonnée, soit 140000 km reconnus et entretenus par les 6000 baliseurs bénévoles de la Fédération.
Pour tout renseignement :  www.ffrandonnee.fr

Le jalonnement des sentiers consiste en marques de peinture sur les rochers, les arbres, les murs, les poteaux. Leur fréquence est fonction du terrain.

 

 

 

 

CREATION D'UN ITINERAIRE 
LE REPERAGE SUR UNE CARTE 
Comment lire une carte :
Les cartes des topoguides sont généralement à l'échelle 1/25000ème. Cela signifie que 1 cm sur la carte représente 25000 cm dans la réalité, soit 250 m. Vous savez donc que 4 cm correspondent à 1 km et vous pouvez estimer la distance qu'il vous reste à faire.
Sur le terrain
, vous devez essayer d’aligner les repères de la carte sur la réalité. Tournez la carte jusqu’à ce qu’elle corresponde à ce que vous voyez : un bois à votre droite, une maison à gauche, la route devant vous, etc.…
Quelle carte choisir :
Les cartes des topoguides ont pour avantage de reproduire le terrain avec un maximum de détails : relief, cours d'eau, sentiers, vestiges, grottes, etc....
Chaque carte IGN est désignée par 2 chiffres suivis de la mention O (ouest) E (est) pour la série bleue et OT (ouest touristique) ET (est touristique) pour la série Top 25, ainsi que le nom d'un lieu.
Ce qu'il faut savoir lire sur la carte :
La représentation du relief s'appelle l'altimétrie ou nivellement, figurée par une fine ligne orange une courbe de niveau relie tous les points à la même altitude. De larges intervalles indiquent une pente douce.
Si les lignes sont tortueuses, cela représente une succession de creux et de bosses.
Une courbe grasse représente une courbe maîtresse, dont l'altitude est mentionnée sur la carte.
le jeu de couleur est important, l'estompage consiste à figurer un éclairage et permet de visualiser le relief, plus l'ombrage est foncé, plus la pente est forte. L'estompage va servir à indiquer le haut ou le bas.
La carte indique aussi des points cotés inscrits en noirs à l'horizontal : ils correspondent à des lieux précis, bornes de repérage géodésique, croisements de chemins ou confluences de ruisseaux. Les itinéraires de randonnée sont généralement en rouge.
pour connaître le dénivelé d'une marche, il faut calculer la différence entre le point le plus haut et le point le plus bas. Si l'itinéraire est une succession de montées et de descentes, on additionne chaque côte, le résultat donne le dénivelé cumulé.
Pour connaître la durée d'une balade, compter 300 à 400 m/h de vitesse moyenne en montée,
400 à 500 m/h en descente et 4 km/h sur le plat.
Savoir se servir d'une boussole :
La boussole sert à trouver le nord de la carte, en phase avec celui du terrain. Le haut d'une carte correspond toujours au nord du territoire représenté.
Tournez sur vous même jusqu'a ce que la partie colorée de l'aiguille se trouve sur le N de la boussole. Ensuite, on repère le nord matériellement avec un point très éloigné : un clocher, un sommet, etc...
Attention aux perturbations magnétiques d'objets ferreux et les lignes hautes tensions.
Marcher à l'azimut :
Cette méthode suppose que l'on ait identifié l'endroit ou l'on se trouve, on le situe sur la carte par un point A, on repère ensuite le point B où l'on souhaite aller.
On place le bord de la boussole le long du trajet AB, la flèche de la boussole dirigée vers le B. Prendre alors la boussole, la maintenir à plat et tournez sur soi-même jusqu'au moment ou l'aiguille est orientée vers le point B.
La direction à suivre est alors indiquée par la flèche de la boussole, pour ne pas marcher le nez sur la boussole, matérialiser la direction en identifiant un point intermédiaire situé dans l'axe de visée. Arrivé au point intermédiaire, répéter l'azimut.
Dans le brouillard ou dans un relief désertique sans repères intermédiaires, envoyer un des marcheurs dans la direction visée en le guidant à la voix. Lorsqu'il est hors de vue, l'équipée doit le rejoindre. Répéter l'opération jusqu'a la sortie du brouillard.
Ne pas oublier l'altimètre :
Il est un élément de plus dans la confrontation entre la carte et le terrain. Il faut toujours l'étalonner au départ de la rando. Il donnera une bonne indication sur le lieu où vous devriez vous trouver et le temps qu'il reste à parcourir par rapport au dénivelé.
De plus, si une dépression arrive (mauvais temps), l'altimètre, qui est un baromètre étalonner en mètre, pourra vous prévenir.
Savoir utiliser les instruments d'orientation est un gage d'autonomie et de sécurité.
Indispensable : le GPS
Pas plus gros qu'un téléphone portable, il indique à tout instant la position géographie de son utilisateur. En randonnée, il montre le chemin et permet (en cas de besoin) de revenir précisément sur ses pas.
C'est un atout précieux en cas de brouillard ou sur la neige, quand on manque de visibilité. Mais attention, il ne remplace en aucun cas le bon sens du randonneur ou du montagnard et leur connaissance du danger.
Attention, le GPS est un gros "mangeur" de piles. Les piles au lithium, trois fois plus légères que les classiques, durent trois fois plus longtemps et résistent au froid.
Mais elles se désactivent instantanément, sans signe précurseur.
Prévoir donc un ou deux jeux de piles de rechange pour un raid de six jours.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'est-ce que c'est :
La promenade : Elle est généralement courte (quelques kilomètre) et d'un abord facile.
Elle se pratique en solitaire, en famille ou entre amis, à une allure modérée.
La randonnée : Elle privilégie l'endurance et peut être organisée soit individuellement, soit en groupe, durant un ou plusieurs jours, sur des itinéraires équipés ou non.
Le cas échéant le randonneur pourra profiter des services d'un accompagnateur ou d'un opérateur touristique.
Pourquoi :
La promenade et la randonnée permettent de faire découvrir aux pratiquants la richesse du patrimoine culturel, historique et géographique d'une région.
La création d'un itinéraire de randonnée est un aménagement important. Par conséquence, elle doit être motivée par une vraie demande :
* Soit le réseau est inexistant sur le territoire et le besoin existe
* Soit le circuit apporte un plus au réseau existant (mise en valeur)
Comment :
Quels éléments à prendre en compte :
Afin que votre itinéraire remporte un franc succès et soit emprunté par un grand nombre de promeneur et randonneur, voici les éléments à privilégier lors de sa création :
* Etablir un circuit en boucle de petite distance de 10 à 20 km maximum (5 h de marche)
* Utiliser des chemins praticables toute l'année avec éventuellement une impraticabilité temporaire dans les secteurs de chasse de bois.
* Opter pour un départ à proximité d'un village offrant un point d'eau, possibilité de ravitaillement et un parking.
* Proposer une grande attractivité soit par la qualité du tracé, soit par la richesse patrimoniale
* Emprunter les chemins les plus intéressant du territoire en évitant les portions goudronnées.
* Eviter le passage en propriété privée pour assurer la pérennité de votre circuit.
Quelles sont les autorisations à demander :
Les chemins que les randonneurs vont emprunter ne sont pas forcement des voies publiques d'accès libres. Ils appartiennent la plupart du temps à des propriétaires de droit public (communes, état) ou à des propriétaires privés.
Dans tous les cas, vous devez avoir l'autorisation écrite vous accordant le droit de passer, de baliser et d'entretenir.
Pour les chemins ruraux et autres propriétés communales, vous devez obtenir une délibération par le conseil municipal.
Pour les propriétés privées, vous devez signer une convention entre le maître d'ouvrage et le propriétaire.
Important : Pour la  pérennité de votre itinéraire, il vaut mieux éviter le passage en propriétés privées car les propriétaires peuvent à tout moment révoquer la convention et le circuit serait compromis.
Le balisage et la signalétique :
Le balisage Le balisage des sentiers est représenté par des marques de peinture placées sur des arbres, des poteaux, des pierres.
Il permet :
* De signaler l'itinéraire en indiquant par une marque de peinture la direction à suivre.
* D'identifier la pratique sportive (pédestre, équestre, VTT)
* De discerner le type d'itinéraire (GR, GR pays, PR)
Voir le chapitre "le balisage"
L'entretien L'entretien du sentier est un élément majeur à prendre en compte lors de sa création.
Un chemin a besoin de deux nettoyages (élagages, débroussaillage) par an et l'idéal étant que cette mission soit prise en charge par des personnes locales
La signalétique Vous pouvez le balisage terrain de signalétique comme :
* Panneaux d'informations présentant l'ensemble de l'itinéraire et ses caractéristiques (longueur, balisage, etc...)
* Panneaux directionnels implantés en complément du balisage aux carrefours des chemins
Budget Parallèlement au travail de définition, vous devez réaliser un montage financier. Voici quelques exemples de coûts moyens à titre d'information :
* Balisage peinture : 35 à 40 E/km
* Poteaux indicateurs et pose : 70 à 150 E l'unité (selon le matériau utilisé)
* Panneaux d'informations et pose : 500 à 2000 E l'unité
La promotion :
Le support papier est aujourd'hui le moyen le plus répandu pour promouvoir les itinéraires
Plusieurs possibilités s'offrent à vous : la fiche, le dépliant, le topo guide, internet, etc....
Quel que soit le support utilisé, voici les éléments à faire figurer :
* Le nom du circuit et sa longueur
* La couleur du balisage
* Un extrait de carte avec report de l'itinéraire (si vous utilisez un extrait de carte IGN, n'oublier pas de demander l'autorisation de reproduction à l'agence régionale)
* Un descriptif technique qui complète le balisage terrain et qui permet de décrire l'itinéraire.
* Vous pouvez également rajouter la présentation touristique des curiosités et du patrimoine présent sur le parcours ou aux alentours.